Dans la nuit du 13 au 14 juin, une quinzaine de bannières placées sur des poteaux d’éclairage du centre-ville de Bruxelles ont été détruites.
Placées hier, ces bannières étaient destinées à promouvoir le festival européen des chorales LGBTQI+ Various Voices qui a lieu du 24 au 28 juin.
Un déchaînement de violence visiblement bien organisé, car ces bannières sont placées en hauteur.
La société responsable de leur placement nous dit que cela n’était jamais arrivé, sauf dans le cas de la Brussels Pride.
Il ne s’agit pas d’une coïncidence. Le caractère homophobe de ce vandalisme ne fait aucun doute.
Various Voices est un événement associatif auto-financé.
Ces bannières étaient destinées à visibiliser notre événement dans la ville et représentaient notre plus gros budget de communication.
Mais au-delà de la perte matérielle, c’est surtout de la tristesse et de la colère que nous ressentons.
Lacérer ces bannières, c’est nous lacérer. C’est ramener nos identités dans l’ombre, imposer le silence à notre communauté, c’est nous interdire la liberté d’exister.
Nous allons déposer plainte et nous ne nous tairons pas.
Dans dix jours, 4200 choristes LGBTQI+ chanteront à Bruxelles, en affirmant leur fierté et en défendant des valeurs de solidarité et d’inclusivité.
Chanter est notre façon de répondre à cette violence et à cette haine.
Nos voix résonneront dans Bruxelles plus fortement que jamais.
