Ce n’est pas le dernier fake people à la mode, encore que c’est plausible… L’acteur X et l’artiste se câlinent dans le clip de Marathon. Réalisé par le cinéaste Alexis Langlois, étoile montante et queer du cinéma qui a su faire parler de lui, Bilal passe de l’icône adolescente à une version plus adulte. Et puis, voir monsieur Sagat à poil dans un lit, ça ne mange pas de pain. Le clip secoue les questions du genre, et remet en cause la masculinité toxique, nous on adore ! youtube.com/watch?v=mLl2hmCp7cw
Les chiffres font froid dans le dos. Selon l’ONG ILGA Europe qui a publié son rapport annuel le lundi 20 février, plus de 600 organisations dans 54 pays d’Europe et d’Asie centrale, qualifient que « 2022 a été l’année la plus violente pour les personnes LGBTQ + dans toute la région en plus d’une décennie […], à la suite de discours de haine de plus en plus répandus ». Cette réalité s’accompagne d'une hausse significative des suicides au sein de la communauté LGBTQIAP+. Bien que les condamnations soient de plus en plus nombreuses, les agressions physiques ou verbales à caractère homophobe sont en hausse dans de nombreux pays européen à savoir en France, en Allemagne, en Hongrie, en Islande, en Irlande, au Monténégro, aux Pays-Bas, au Portugal, en Roumanie, en Russie, en Serbie, en Espagne, en Suisse, en Turquie, en Ukraine et au Royaume-Uni.
Evidemment, la France sera présente à Liverpool pour se mesurer à une quarantaine de pays. Evidemment, on espère depuis 23 ans remporter la timbale de l’Eurovision. Evidemment, on fera mieux que l’an dernier (avant-dernier à la finale). La Zara chantera sur une mélodie pop oecuménique, pas trop tarte mais pas trop marquante. Espérons que Liverpool nous portera chance le samedi 13 mai (la ville où Marie Myriam remporta le trophée en 1977).
Le ministère de l’Education va lancer en mai une campagne de sensibilisation contre l’homophobie à l’école, axée sur l’accueil des élèves LGBT+. Le ministre a indiqué vouloir cette généralisation après le suicide d’un collégien dans les Vosges. Espérons que cette démarche sera accompagnée d’un véritable formation du personnel enseignant et encadrant et pas seulement d’un effet d’annonce.
Simon Dunn était connu pour son engagement sans faille auprès de la communauté LGBT. Pour ce sportif australien de haut niveau ouvertement gay, la question ne se posait pas, les sportifs n’avaient à se cacher. Le jeune athlète a été retrouvé mort dans son appartement le 21 janvier 2023 à tout juste 35 ans.
Campbell Johnstone, l’ancien pilier de 43 ans de la célèbre équipe de rugby néo-zélandaise vient de faire son coming out gay, le 30 janvier dernier. Cette annonce résonne comme une délivrance et une première au sein de cette sélection trois fois championne du monde. « Si je peux être le premier All Black à révéler son homosexualité et qui permet d’empêcher la stigmatisation autour de ces questions, cela peut aider d’autres personnes. Tout le monde saura qu’il y a en un parmi les All Blacks », a déclaré Johnstone. Une déclaration saluée sur le compte officiel Instagram des All Blacks. « Cette histoire contribuera à aider à créer un jeu plus inclusif », ont-ils déclaré. L’ovalie ouvre une fois de plus la voie.
Côté ballon rond, la sortie de placard tout aussi positive vient de l’international tchèque Jakub Jankto. Il a annoncé via un message vidéo sur les réseaux sociaux : « comme tout le monde, j’ai mes forces, j’ai mes faiblesses, j’ai une famille, j’ai des amis, j’ai un métier que j’exerce au mieux de mes capacités depuis des années, avec sérieux, professionnalisme et passion. Comme tout le monde. Je veux aussi vivre ma vie en toute liberté. Sans peur. Impartial. Pas de violence. Mais avec amour. Je suis homosexuel et je ne veux plus me cacher ». Lui qui évolue actuellement au Sparta Prague a été ovationné à la suite de cette annonce.
La 17ème édition du TIP aura lieu du 26 au 28 mai prochain. Plus de 2000 athlètes de 28 pays se retrouveront sous l’égide de la Fédération sportive LGBT+ et de 42 associations sportives. Cette année, l’accent sera encore plus porté sur la diversité et l’inclusion. Les organisateurs indiquent que « chaque personne se définit notamment par son orientation sexuelle et son identité de genre, mais il ne s’agit que d’une des nombreuses composantes de qui elle est. Nous sommes citoyen·ne·s engagé·e·s pour que chacun·e trouve la place qui lui convient et l’égal respect dû à tout être humain, quels que soient ses origines, son âge, son apparence et sa condition physique son état de santé, son handicap, ses convictions politiques et religieuses, sa situation financière, son sexe, son identité de genre, son orientation et ses pratiques sexuelles ».