
Cette comédie de boulevard de Barillet et Grédy avait vu flamboyer Jacqueline Maillan sur les planches, puis Catherine Deneuve devant la caméra de François Ozon. Elle revient avec la pétillante Clémentine Célarié dans le rôle principal de Suzanne, qui reprend les rênes de l’entreprise familiale par obligation, troquant son costume de femme bourgeoise dévouée et godiche contre celui de cheffe d’entreprise flamboyante. Hugo Bardin fait aussi partie de la distribution sous les traits de Paloma, son personnage drag queen. On n’a pas encore vu mais ça risque de faire des étincelles !
A partir du 12 février au théâtre Libre, 4 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.
Une tragédie en alexandrins, voilà qui dénote et peut surprendre. Malgré tout, le spectateur est emporté dans ce drame entre un roi-père qui poursuit son prince de fils et l’amant de ce dernier. Quand la trame de l’histoire rejoint celle de l’Histoire (avec un grand H).
« Makoumé » (créole) pourrait se traduire par « PD », « tante » ou tout autre terme employé dans le petit homophobe illustré (!). Noam Sinseau a repris ce terme pour en faire sa force, celle d’un jeune queer émancipé qui n’oublie pas de mettre quelques paillettes et beaucoup d’humour dans son discours, ce qui donne un stand up drôle mais aussi revendicatif. On ajoute une pincée de voguing et ça donne Makoumé superstar !
Depuis plus de 10 ans, cet unique carnaval gay de France s’attache à promouvoir des valeurs de partage, d’inclusion et de vivre ensemble. Vendredi 27 février à partir de 20h, la place Masséna résonnera aux sons des batucadas et au rythme des drag queens/kings/queers et des déguisements flamboyants.
Après la parution de son livre Perles de profs et son succès sur les réseaux sociaux où il est suivi par 1,9 million de personnes, Tim Curado revient sur scène. Un spectacle dynamique et bienveillant pour s’amuser des idées reçues sur le monde de l’éducation, la place des élèves, de leurs parents et des profs.
Le titre de ce spectacle sonne comme une revendication, celle de de Bili Bellegarde, d’un rêve qui se réalise grâce aux rencontres et à la pratique du cabaret. Sur des accords piano/voix, Dyke raconte avec humour et tendresse son parcours d’enfant, son lesbianisme et ses amitiés queers à travers des compositions originales et des reprises de variété française et de pop qui font partie de son héritage musical. Il est ici question de la vulnérabilité à être sur scène, de la parole de l’intime et du récit de soi comme ouverture vers un partage de vécu avec le public. Parler de son expérience en tant que minorité tente d’en donner une représentation et de se connecter à l’autre. Ainsi, les luttes, le soin apporté au collectif et aux amitiés queers sont abordées joyeusement, avec espoir et détermination.
La Boum Academy Drag ouvre ses portes. Ce concours s’adresse à toutes les expressions drag (queer, king, créature, baby, queen,…) pour un maximum de paillettes, de solidarités, de revendications, de fête. Tous les drag dollars récoltés seront reversés à des actions de solidarité queer.
Parmi les innombrables activités du très actif Centre LGBTQIA+, la rédaction a retenu Happy to switch, une pratique de tango queer et double rôle, organisée un jeudi par mois.
Le cabaret Chéri Chéri n’est plus, vive le cabaret Loudiprey ! Deux shows se relaient en alternance du mercredi au dimanche, Nuit interdite, sensuel et scintillant, et Love Bazar, mené par des drag queens. On conserve le Brunch and queen du dimanche, le tout à des tarifs plus que raisonnables, quand on connait ceux de certains cabarets parisiens…
On ne parle pas ici de la pièce originale de Poiret et Serrault, qui fit couler beaucoup d’encre il y a 50 ans et se heurta à l’opposition d’une partie de la communauté LGBT de l’époque, qui la considérait comme une caricature grossière. 
Ce cabaret se conçoit bien plus qu’un simple spectacle, plutôt une célébration des identités plurielles, un hommage vibrant à la beauté de la différence. Dans ce lieu de rencontre entre les possibles, la scène devient un miroir de nos luttes, de nos rêves et de nos éclats. Tout au long des performances pluridisciplinaires, on a envie de pousser un cri doux et flamboyant : sois toi-même, pleinement, intensément, sans jamais t’excuser.