Après le succès de Les Girafes roses et bleues, le nouveau roman de François Mallet, intitulé Les girafes blanches, sorti fin novembre explore des thèmes familiers pour l'auteur, tels que l'amour, la tolérance et les secrets de famille, tout en nous plongeant dans une intrigue captivante.
Pour ceux qui ont déjà succombé au premier tome, nous retrouvons Raphaël, désormais installé à Marrakech, où il a accueilli son oncle Michel, qui a quitté le célèbre Castro de San Francisco. L'histoire se déroule sur fond de découvertes émotionnelles, alors que Solange, ignorant tout de ses origines, navigue à travers les tumultueuses années 60 et 70 dans un Paris festif et libertin. Ce nouvel opus offre une profondeur touchante, alors que le secret de famille révélé dans le livre précédent s'avère n'être que la pointe d'un iceberg émotionnel bien plus vaste.
Fidèle à son exploration des aléas du destin, il nous entraîne avec légèreté et vivacité dans une histoire qui ne manque pas de rebondissements. Toujours aussi palpitant, ce nouveau chapitre est riche en émotions et en réflexions. Il nous plonge dans les méandres des complexités de l’existence, de qui l’on est, de ce que l’on décide de faire de sa vie.
C’est avec brio qu’il nous happe dans le tourbillon de personnages bien sentis, attachants et complexes. François Mallet est un maître des sagas familiales qui s’amuse à tisser au fil des pages.
Ce deuxième rendez-vous est une belle surprise qui se dévore d’un trait.
Les Girafes blanches, de François Mallet, Ed. Grrr...art, 170 pages, 15€
Loïc et Yann nous avaient raconté leur histoire dans notre dossier spécial sur la GPA intitulé Les nouveaux Pères (Strobo Mag, n°25). Dans ce livre auto-édité, les deux hommes reviennent en détail sur leur parcours de pères : de leur rencontre à leur envie d’enfant, jusqu’à la naissance de la petite Rose au Mexique grâce à une gestation pour autrui et aux premiers jours heureux. Le couple n’élude rien des difficultés rencontrées en chemin, des frustrations, des moments de découragement au cours de sept années qu’aura duré leur parcours de GPA. Mais force est de constater que leur persévérance a payé. A l’heure où les extrême-droites cherchent partout à effacer les familles non-conformes à leurs normes rétrogrades, ce témoignage fait du bien à lire. Nos familles existent et elles peuvent être heureuses.
Attention, livre passionnant. Pour sa thèse aujourd’hui publiée, le chercheur Hugo Bouvard a examiné le parcours des gays et des lesbiennes engagé.es en politique en France et aux Etats-Unis. Ce double éclairage révèle deux manières de faire de la politique et d’exister en tant que gay ou lesbienne lorsqu’on souhaite évoluer dans ce milieu-là.
Depuis près de trois ans, le collectif @ParisPoseBros, dirigé par le comédien et modèle vivant @michaelmodelparis, bouscule les conventions artistiques à Paris. En réponse à un environnement souvent hétéro-normé, Michael et son ami Alex Almom ont créé un espace sûr pour les duos masculins, offrant des sessions de dessin en atelier d'artiste ou en galerie chaque mois. Le dernier mardi ou vendredi, ils rassemblent une trentaine d'artistes, allant de la Nouvelle-Zélande à Los Angeles.
Un hommage vibrant à la diversité et à l’expression de soi. Du 7 au 27 février 2025, l'ESMOD Paris, première école de mode française, accueille l'exposition L’Art du drag : trois regards mode , mettant en lumière l'univers flamboyant de trois figures emblématiques du drag : Miss Boo, Kitty Space et drapeau blanc. Anciennes élèves de l'établissement, ces artistes partagent leur parcours et évoquent l'impact positif du drag sur leur vie.
L’exposition
À travers Cœur Météore, Testu explore les facettes de l’expérience humaine, oscillant entre l’introspection et l’extériorité. Le rire côtoie les larmes, tandis que l’envie de vivre s’entrelace avec la mélancolie, illustrant la complexité des sentiments qui habitent chacun d’entre nous. Les thèmes abordés sont d’une grande résonance contemporaine, notamment l’amour et la sexualité queer, ainsi que les défis liés à la santé mentale. Ce choix thématique témoigne d’une volonté d’inclusivité et d’authenticité, invitant le lecteur à une réflexion profonde sur des sujets souvent tabous.
En amour comme en cuisine, l'idée de l'accord parfait est souvent glorifiée, mais est-ce vraiment si simple ? Theo et Kit, qui ont partagé tant de moments – amis, colocataires, amoureux, et désormais ex – semblent avoir une histoire en boucle, marquée par une séparation brutale lors d'un vol entre Los Angeles et Londres. Leur rêve d'évasion européenne s'est transformé en cauchemar, et pourtant, le destin, avec un sens de l’humour acide, les remet ensemble quatre ans plus tard, lorsque leurs bons d'achat pour le voyage annulé arrivent à expiration.
Après avoir breillé au festival de Cannes puis aux Golden Globes, le film de Jacques Audiard pourrait bien rafler une mise record aux Oscars. Emilia Perez est nommé dans pas moins de 13 catégories, dont le meilleur film étranger, mais aussi et surtout la meilleure actrice pour Karla Sofia Gascon, une première pour une actrice transgenre.
En parallèle du spectacle Juste la fin du monde, donné dans le même théâtre, Vincent Dedienne explore les carnets d’écriture d’un des plus grands dramaturges du XX
Disney a récemment annoncé la suppression d'un personnage transgenre de sa prochaine série télévisée Pixar, Win or lose, qui sera diffusée en février sur Disney+. Bien que le personnage soit toujours présent dans la série, il a été relégué à un rôle secondaire sans répliques et sans références à son identité de genre. Cette décision s'inscrit dans une tendance plus large de Disney à censurer les thèmes LGBTQ+ dans ses productions, une situation exacerbée par des pressions externes et la législation en Floride, notamment la loi « Don't say gay ». Un porte-parole de Disney a justifié cette suppression en affirmant que de nombreux parents préfèrent aborder des sujets délicats avec leurs enfants à leur propre rythme.