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Articles | Brèves
  • Du 11 au 15 mars, la Snow gay envahit les pistes et les rues d’Ax-les-Thermes (Pyrénées) pour un rassemblement sportif et festif. La journée sur des skis et en soirée sur la piste de danse, ce sont 4 jours d’événements organisés par l’association Lune & l’Autre, à des tarifs raisonnables.

    https://snow-gay.com/programme-2022

    Bruno De
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  • Alors que l’homophobie reste bien cramponnée dans les stades, sur le terrain comme dans les gradins, une proposition de loi a été déposée par deux députées de gauche. Danielle Simonnet et Sabrina Sebaihi souhaitent imposer aux clubs une obligation de sécurité de résultat pour prévenir l’homophobie. La sanction d’un club serait ainsi automatique lorsqu’un incident homophobe est constaté. Danielle Simonnet espère que le texte sera examiné dans les prochains mois et que le ministère des Sports reprendra la proposition dans son agenda législatif, ou qu’elle sera soumise à une niche parlementaire du groupe écologiste.

    Bruno De
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  • Federico Bernardeschi, footballeur italien de Bologne, a bravé les pressions homophobes pour assumer sa liberté. Interrogé par BSMT, il raconte avoir porté une jupe à 20 ans dans les vestiaires de la Fiorentina, subissant des remarques et des articles discriminatoires. « Où était le problème ? Si j’aime une jupe,  je la porte », affirme-t-il. 
    Victime d’accusations d'être gay, il questionne : « et si je l’étais ? Quel est le problème ? Je serais fier ». Aujourd’hui, il encourage la tolérance et la liberté d’expression. Pour lui, l’opinion des autres ne doit pas obérer nos choix. « Chacun devrait être libre de faire ce qu’il veut », conclut Bernardeschi, rappelant que le respect doit primer dans le sport et la société. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Lia Thomas, nageuse transgenre en vue, revendique son droit à concourir en affirmant que le traitement hormonal substitutif (THS) a modifié son corps, réduisant sa masse musculaire et éliminant tout avantage. 
    Après une transition médicale rigoureuse, elle souligne avoir surmonté une lutte personnelle profonde. Cependant, certains experts, dont un médecin de l’Institut Macdonald-Laurier, soulignent que des caractéristiques biologiques telles que la structure osseuse et la capacité cardiovasculaire restent influentes, pouvant donner un avantage par rapport aux nageuses cisgenres. Ce débat illustre la tension entre l’identité et la science, soulevant des questions cruciales sur l’équité, l’inclusion et l’intégrité dans le sport.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Brest: La Bisq

    À Brest, un nouveau collectif, La Bisc (Brest inclusivité, sport et convivialité), a ouvert une « safe place » pour les personnes LGBT+. Mercredi 1er octobre 2025, la première réunion publique s’est tenue au bar Le Grabuge. 
    Fondé par Yann Hergoualc’h, enseignant, le but est d’offrir un espace sportif inclusif, loin des tensions militantes ou discriminatoires. S’inspirant du modèle rennais GLS, la structure vise à renforcer le bien-être physique et mental des membres, notamment ceux confrontés à l’isolement. Dans un contexte local marqué par des tensions sociales, La Bisc revendique simplement un lieu où les personnes LGBT+ peuvent pratiquer du sport, rencontrer, et se sentir en sécurité. Au-delà de l’activité sportive, le collectif prévoit aussi des événements festifs pour favoriser la convivialité et l’entraide.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • À 21 ans, Oscar Bonifacino s’impose comme une figure clé de la boxe en Amérique latine. Après sa victoire à Maldonado, il a surpris le monde en déclarant simplement : « je suis une personne libre, je suis un homme gay ». Son courage brise les tabous d’un sport perçu comme machiste.

    Ancien enfant victime de violences et de traumatismes, il a trouvé dans la boxe un refuge et un moyen d’affirmer son identité. Soutenu par sa coach Elizabeth Cabrera, il arbore fièrement une ceinture aux couleurs de l’arc-en-ciel, symbole de son combat contre les stéréotypes. Pour lui, l’honnêteté et l’authenticité sont des actes de bravoure. 
    Bonifacino incarne la liberté d’être soi, redéfinissant la force au-delà de la virilité.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La justice a annulé l'interdiction faite à Halba Diouf, athlète transgenre, de participer aux compétitions d'athlétisme féminines. Le tribunal administratif de Paris a statué que la Fédération française d’athlétisme (FFA) n’avait pas compétence pour interdire sa participation, remettant en cause la décision prise en février 2023.

    Halba, qui s’était classée deuxième aux championnats régionaux en janvier, avait vu ses résultats effacés et son nom retiré des événements à venir. La FFA avait pourtant évoqué la possibilité de compétitions locales pour elle. La décision du tribunal, qui lui accorde également 1800 € de frais de justice, constitue une claque pour la fédération, rappelant l’absence de texte réglementaire justifiant une telle exclusion.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Après la victoire du Stade Toulousain contre Bordeaux-Bègles, deux stars du rugby, Blair Kinghorn et Jack Willis, ont échangé un baiser sur la bouche dans les vestiaires, provoquant une vague d’émotion sur les réseaux sociaux. Symbole de camaraderie ou plus profond, ce geste brise les codes virilistes du sport, encore marqué par l’homophobie. En milieu encore fermé, cette image, largement relayée, contribue à normaliser les marques d’affection entre hommes. 
    Elle rappelle que, malgré des chiffres peu encourageants, le rugby peut évoluer vers plus d’authenticité et d’acceptation. Un moment d’humanité pure qui inspire et ouvre la voie à plus de liberté dans un univers encore trop fermé.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le rugby sectaire

    Les joueuses du Stade français de rugby féminin dénoncent la lesbophobie et le sexisme dans leur sport. Dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux, les Pink Rockets réclament la démission du directeur sportif, accusé d’insultes homophobes et de propos humiliants.

    Des témoignages, relayés par Mediapart, racontent des insultes telles que « bouffeuses de chattes », et des comportements agressifs, notamment envers Laura, ancienne joueuse et directrice bénévole. 
    Laura, qui a déposé plainte, évoque des propos dégradants, comme celui affirmant qu’elle était là pour draguer les arbitres. La Fédération Française de Rugby a confirmé avoir reçu un signalement, et le conseil de discipline a été saisi. Le club mis en cause a écopé d’un blâme, mais le directeur réfute les accusations.

    Les joueuses dénoncent un manque de soutien et d’informations, insistant sur la nécessité d’un rugby plus inclusif où tolérance et respect sont essentiels, selon leur capitaine Eloïse. Ces révélations illustrent la persistance de lesbophobie dans le rugby, malgré les efforts pour une pratique plus égalitaire.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Cocorico ! Après les JO et JOP en 2024, la France peut s’enorgueillir en 2025 d’organiser les Eurogames dans la belle ville de Lyon.

    Du 23 au 26 juillet, plusieurs milliers de sportifs vont accourir des 4 coins de l’Europe pour s’affronter dans 33 disciplines. Il y aura les grands classiques, de l’athlétisme à la boxe, mais aussi des découvertes originales, comme le dragon boat (course de bateau) ou encore le quadball (mix rugby, balle au prisonnier et handball). Bien entendu, l’inclusivité étant de mise, les compétitions sont ouvertes à tous les genres, pour certaines en mixité.

    Et pour se remettre, le réconfort suivra l’effort avec des activités festives : brunch, soirées, DJ sets, drag shows, etc. Sportifs ou pas, Lyon 2025 devrait rester dans la mémoire estivale.
    Programme : https://lyon2025.com

    Bruno De
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  • Lors de la journée contre les LGBTphobies en Ligue 1, plusieurs incidents ont marqué les matchs.

    Matic (Lyon) et Hassan (Havre) ont été suspendus pour avoir masqué les logos arc-en-ciel, invoquant la liberté de conscience, tout en s'engageant à sensibiliser sur le LGBT+ dans six mois.

    Gradit (Lens) a été suspendu après une insulte homophobe, qu'il a reconnue.

    Mostafa Mohamed (Nantes) a refusé de jouer pour des raisons religieuses.

    La ministre des Sports, Marie Barsacq, a appelé à une réponse ferme contre l’homophobie. Ces événements montrent que, malgré les efforts, l’inclusion LGBT+ dans le football reste un défi crucial.

    Julien Claudé-Pénégry
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