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  • « Féminisme, diversité, inclusion, équité, immigration, avortement, environnementalisme, idéologie du genre » : tels sont les ennemis énumérés par le président argentin, Javier Milei, dans son discours au Forum économique mondial de Davos. Pour ce dirigeant d'extrême droite ce qu’il considère comme « le cancer de l'idéologie woke » vise maintenant à franchir une nouvelle étape : le gouvernement tentera d'éliminer le concept juridique de féminicide, les quotas d'emploi pour les minorités sexuelles, la parité hommes-femmes dans les listes électorales, les documents d'identité non binaires comme l’énumère le journal El Pais. Il compte aussi mettre fin à l’autodétermination des personnes trans. Pour y parvenir, il devra réunir une majorité de soutien au Congrès, ce qui ne semble pas être le cas pour l'instant. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Il n’a que 21 ans lorsqu’il apprend qu’il est séropositif au VIH. De cette annonce, Nicolas Aragona ne se laisse pas engloutir par le désarroi, il en fait un atout. Il crée en 2021 l’association Superséro et investit les réseaux sociaux avec un rendez-vous destiné à tous ceux et celles qui vivent la même situation que lui et à tous ceux séronégatifs qui ont des craintes, des aprioris sur les personnes vivant avec le VIH. Il y dispense de l’aide, des informations, des coups de gueule souvent. De cette expérience, il en écrit un livre intitulé le Dico des Superséros aux éditions Améthyste qui vient juste de sortir en librairie. Loin d’être un recueil qui relate son parcours, il préfère en faire un guide qui sous forme d’abécédaire, explique tout ce qui a attrait à la vie de « tous.tes les courageux.ses vivant avec le VIH ; ces Superséros du quotidien et leurs allié.es. » Il aborde sans tabou les turpitudes qui accablent leur vie, il revient sur des termes qui sonnent et qui font mal comme « clean », « sidaïque »…, il parle de ces gestes et mots qui construisent la sérophobie, il parle de prévention, de drogues, de réduction des risques, d’IST, d’observance, de traitements.

    A base de clés d’entrée, il évoque ce que l’on vit en étant porteur.euse du VIH : « épée de Damoclès »,  de la réaction de sa « Maman », de ces « coming out » qu’il est demandé de faire, du choix de la « disance », de la fierté d’être, de cette force qu’il y à trouver pour lutter contre les préjugés, expliquer les avancées médicales, rabâcher sans cesse les informations pour que vivre comme tout le monde. Entre témoignages émouvants et conseils pratiques, il donne à tous.tes des conseils, il ose parler de ce que le silence assourdis. Il assène un flamboyant « n’ayez pas honte ! ». Une écriture incisive, décomplexée, un franc parler et le « Mot de Tata Sida » qui conclut chaque texte sous forme de petit clin d’œil plein d’espoir pour convaincre que cette infection chronique ne fait pas de nous des parias, mais des personnes comme les autres, « ni coupables, ni victimes, mais des héro.ines remarquables de cette épidémie ». Une œuvre sensible, fédératrice, simple et tellement encourageante. Il aurait vraiment été dommage que tous les efforts de visibilité, d’éducation des masses que s’évertue à distiller avec foi Nicolas, ne soient pas condensés dans un livre tel que celui-là.  A offrir sans modération.

    Le Dico des Superséros – Le guide des personnes vivant avec le VIH mais aussi les autres ! Ed. Améthyste, 19,90€, 224 pages.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Poutou, le wokiste

    Dans une photo publiée sur les réseaux sociaux, l’élu du NPA au conseil municipal de Bordeaux ancien candidat à la Présidentielle, affiche son soutien sans borne au mouvement woke avec humour en arborant en toute simplicité un t-shirt où est inscrit « wokiste » en grosses lettres aux couleurs du rainbow flag et à la place du « o », un poing levé, signifiant la lutte.

    Rappelons que Philippe Poutou est connu pour être un politique engagé sur les combats contre le racisme, les LGBTphobies et le sexisme. Joli clin d’œil face aux moqueries. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Depuis plusieurs semaines, la disponibilité de la PrEP en pharmacie est compromise. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a confirmé que cette situation est due à un problème d’approvisionnement en matières premières.

    Actuellement, la demande française repose sur un nombre réduit de fabricants, entraînant des difficultés pour les officines. Bien qu’aucun risque de rupture totale ne soit signalé, les tensions devraient perdurer jusqu’à fin février. Le TRT-5 CHV conseille aux usagers de ne pas faire de stock de comprimés et d’utiliser leurs traitements jusqu’à épuisement. Une semaine avant la fin de leur boîte, il est recommandé d’anticiper le renouvellement en contactant leur pharmacie. En cas d’indisponibilité, il est conseillé de vérifier auprès d’autres pharmacies ou d'hôpitaux locaux.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • AIDES hacké

    L'association AIDES a récemment révélé avoir été victime d'une attaque informatique ciblant un serveur sécurisé de partage de fichiers. Cette intrusion, survenue courant janvier, a été précédée par des dysfonctionnements de messagerie, signalés par l'organisation.

    Par voie de communiqué, l'association a tenu  à rassurer ses bénéficiaires et donateurs, affirmant avoir pris des mesures pour limiter les dommages et renforcer la sécurité de ses systèmes.

    Toutefois, elle avertit que cette violation pourrait affecter la sécurité de données personnelles, incluant des informations d'identité, de contact, ainsi que des données bancaires (IBAN) pour ceux ayant réalisé un don ou s'étant inscrits à ses communications.

    Restons vigilant.e.s !

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au Théâtre de la Porte Saint Martin, la pièce Les Idoles de Christophe Honoré fait son grand retour, ravivant la mémoire d'une génération d'artistes gays disparus trop tôt à cause du sida.

    Présentée pour la première fois en 2019, cette création audacieuse aborde des thèmes universels tels que la vie, l'amour et la mort, tout en plongeant dans l'univers artistique des années 80, une époque où la maladie était entourée de honte et de silence. Christophe Honoré, avec humour et irrévérence, convoque sur scène des figures emblématiques comme Jacques Demy, Hervé Guibert et Bernard-Marie Koltès.

    Dans un décor évoquant un stade de banlieue abandonné, les six protagonistes se répartissent par « promo », chacun partageant des anecdotes et réflexions sur leurs dernières heures, offrant ainsi une perspective poignante sur la vie face à l'inéluctable. La distribution, alliant talent et audace, permet à chaque acteur de s'emparer de son personnage. Marina Foïs incarne Hervé Guibert avec une intensité saisissante, tandis que Paul Kircher prête sa voix à Bernard-Marie Koltès, évoquant des souvenirs chargés d'émotion. Les performances sont à la fois respectueuses et libres, offrant une incarnation vibrante des artistes. Les Idoles n'est pas qu'un hommage : c'est un cri du cœur qui questionne notre rapport à la mort et à la mémoire. Dans une époque où les années sida semblent s'effacer des consciences, cette pièce rappelle les luttes de ceux qui ont souffert en silence.

    En redonnant vie à ces figures, Honoré nous pousse à réfléchir sur l'héritage culturel et les douleurs passées. Une soirée théâtrale fascinante, à ne pas manquer, qui se joue jusqu'au 6 avril 2025.

    Infos & billetterie ici.

    Crédit photo Jean Louis Fernandez

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Au début des années 2000, Next a révolutionné la vie nocturne bruxelloise en proposant les premières soirées queer (au sens premier du terme) pour la communauté LGBTQIA+ et leurs amis. Tous les mois, une foule bigarrée se réunissait pour danser sur une programmation musicale chaleureuse et éclectique. Le 1er mars, Next est de retour avec la même vibe positive. Ce mois-ci, pour le dj line-up, il y aura Piiit (le résident) et Snooba (Radio Panik) comme invité en « back to back ». Bienvenue à ce nouveau rendez-vous queer chez Madame Moustache, tous les premiers samedis du mois à partir de 22h !

    Samedi 1er mars, à partir de 22h.

    (et tous les premiers samedis du mois) chez Madame Moustache, 5-7 quai au Bois à Brûler, 1000 Bruxelles.

    Avant 23 h: 7€ - Après 23h: 10€.

    Un shot gratuit avant minuit.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La 67e cérémonie des Grammy Awards, qui s'est tenue le 2 février à Los Angeles, a été marquée par un discours poignant de Lady Gaga, récompensée pour sa collaboration avec Bruno Mars sur le tube Die with a smile. En recevant le prix de la meilleure prestation pop par un duo, la chanteuse a exprimé son soutien indéfectible à la communauté trans. Dans un message fort, elle a déclaré : « les personnes trans ne sont pas invisibles. Elles méritent d’être aimées. La communauté queer mérite d’être soutenue. La musique, c’est l’amour. » Ses mots ont résonné dans la Crypto.com Arena, suscitant une standing ovation du public.

    Cette prise de parole s'inscrit dans un contexte sociopolitique préoccupant aux États-Unis. À peine quelques jours après son investiture, le président Donald Trump a signé des décrets limitant les droits des personnes transgenres, notamment en interdisant leur service dans l’armée et en ne reconnaissant que deux sexes. Ce climat d'intolérance a également été dénoncé par Chappell Roan sur le tapis rouge, affirmant que les personnes trans « ne seront jamais privées de leur joie ». 

    Madonna, icône de la pop et fervente défenseuse des droits LGBTQ+, a également réagi aux décisions de Trump, appelant à la résistance face à ce qu'elle considère comme une régression des libertés.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Le Coco Loko, fermé récemment, il ne restait guère de lieu communautaire dans une si grand ville, mis à part le Buster, l’A2 et le Café Pompier.

    Qu’à cela ne tienne, le cabaret le Diamant Rose vient d’ouvrir un espace bar, histoire de boire un verre dans le feutré le jeudi, vendredi samedi et veille de jour férié de 19h à 2h. On y attend pourquoi pas des drag shows et autres soirées à thèmes.

    3 rue Prémeynard.

    instagram.com/diamantrose.bar

    Bruno De
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  • Le Spot Beaumarchais donne la parole à toutes les sexualités le 2ème et le 4ème mercredi de chaque mois. A partir de 19h, la soirée est ouverte pour parler librement sur un thème prédéfini. En février et mars : couple(s), 1001 façons de le(s) vivre, mes premiers kiffes, bisexualité, pansexualité et polyamour, ce que GrindR a fait de nous.

    On ajoute le Chemsex club, la soirée pour les personnes qui pratiquent le chemsex, qui vont bien et qui veulent que ça continue comme ça. Chaque semaine, un thème est proposé pour parler de conso, plaisir et de comment réduire les risques, toujours dans la bienveillance et le non-jugement.

    51 boulevard Beaumarchais, 75003 Paris

    instagram.com/lespotbeaumarchais

    Bruno De
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