
L’Association pour la Dépénalisation Universelle de l’Homosexualité (ADUH), en partenariat avec Stop Homophobie, a organise le 10 avril 2025 à l’Université de Paris-Nanterre une conférence essentielle sur la pénalisation de l’homosexualité au prisme du droit pénal international.
Cet événement vise à examiner les enjeux juridiques entourant la persécution des personnes LGBT+ dans des pays où l'homosexualité est criminalisée, parfois jusqu'à la peine de mort.
La conférence mettra en lumière des témoignages poignants de victimes d'Ouganda, du Cameroun et d'Afghanistan, illustrant les violences subies par les communautés LGBT+. Les intervenants, dont des experts juridiques comme Olivier de Frouville et Wendy Isaack, discuteront des mécanismes pour poursuivre les responsables étatiques des persécutions, en se basant sur le Statut de Rome de la Cour Pénale Internationale.
Un point crucial sera la responsabilité des agents de l'État, interrogeant la possibilité d'incriminer non seulement ceux qui appliquent les lois, mais aussi ceux qui les votent. Ce questionnement est d'autant plus pertinent à la lumière des récents mandats d'arrêt émis par la CPI concernant les persécutions en Afghanistan.
Cette conférence, gratuite et ouverte au public, sera un pas vers la responsabilité des États dans la lutte contre la criminalisation de l'homosexualité à l'échelle mondiale.

La communauté LGBTQ+ américaine est en panique depuis les premières mesures anti-queer mises en place sous Trump. Se sentant persécutées et en insécurité, de nombreuses personnes cherchent à quitter les États-Unis. Le Canada a ainsi enregistré une hausse significative des demandes d’immigration émanant de citoyens américains menacés en raison de leur orientation sexuelle et/ou de leur identité de genre. Le Ferreira-Wells Immigration Services Inc. reçoit des centaines de demandes d’information sur la procédure à suivre pour demander l’asile au Canada en tant que personne LGBTQ+. La majorité de ces demandes proviennent, sans surprise, de personnes transgenres.
Selon l’ONG PEN America, qui œuvre pour la liberté d’expression, plus de 4 000 livres ont été bannis des écoles américaines sous l’ère Trump, aussi bien au niveau fédéral que local. L’analyse de l’ONG révèle que parmi ces ouvrages censurés, 57% abordent des sujets liés au sexe ou à la sexualité, 44% mettent en scène des personnages racisés, et 39% incluent des personnages LGBTQ+.
Désormais, toute demande de visa ou d’ESTA (Système électronique d’autorisation de voyage) doit inclure la mention de « sexe à la naissance », les autorités américaines ne reconnaissant plus que deux sexes, masculin et féminin.
Depuis sa nomination au sein du conseil économique de Donald Trump, Elon Musk a vu sa fortune fondre de plusieurs milliards de dollars. Entre le boycott de Tesla par des clients progressistes, l’effondrement des actions en Bourse et les controverses liées à son alignement avec l’administration républicaine, le milliardaire paie cher son engagement politique. Alors qu’il se présentait autrefois comme un innovateur visionnaire, son soutien tacite aux politiques de Trump lui vaut aujourd’hui des critiques virulentes et une défiance grandissante des investisseurs. Une chute qui illustre le prix d’un virage politique mal calculé.
Donald Trump a déclenché une nouvelle polémique en partageant sur Truth Social un article accompagné d’une image troublante : un triangle rose barré d’un panneau rouge de prohibition. Ce symbole, utilisé par les nazis pour identifier et persécuter les homosexuels dans les camps de concentration, est largement reconnu comme un marqueur de discrimination anti-LGBTQ+. L’image illustrait un article du Washington Times intitulé « les publicités de recrutement de l’armée ont un aspect bien différent sous Trump », laissant entendre une rupture avec les politiques d’inclusion mises en place auparavant. Une publication qui soulève de vives inquiétudes quant aux messages véhiculés par l’ex-président et son entourage.
Le Congrès de la ville de Mexico a récemment adopté une loi historique reconnaissant les personnes de genre non binaire, marquant une avancée significative pour les droits LGBTQI+. Avec 47 voix pour et 4 contre, cette réforme modifie l'Article 4 de la loi sur la reconnaissance et la prise en charge des personnes LGBTQI+, élargissant ainsi les catégories de genre au-delà des traditionnels masculins et féminins.
Cependant, la principale ONG du pays, People’s Matrix, a catégoriquement démenti cette affirmation. Son porte-parole, Tampose Mothopeng, a déclaré : « on ne reçoit littéralement pas de fonds américains », précisant qu’ils n’ont « aucune idée de l’affectation de ces 8 millions de dollars ».
Le 21 février restera gravé dans l’histoire de l’Assemblée de Madrid. La sénatrice trans espagnole Carla Antonelli y a prononcé un discours fort, poignant dénonçant l’acharnement de l’extrême droite contre les personnes trans. Son intervention est survenue alors que le parti Vox tentait, sans succès, de supprimer une loi protégeant cette communauté. « Tout le monde veut savoir si nous sommes trans, ce que nous sommes, si nous avons des orgasmes, si nous sommes heureux », a-t-elle déclaré, visiblement émue. Son cri du cœur a été accueilli par une ovation, et son message, devenu viral sur les réseaux sociaux, a résonné au-delà des frontières espagnoles. Carla Antonelli, figure emblématique de la lutte pour les droits des personnes trans, est la première à siéger dans une législature espagnole. Depuis son élection en 2011, elle a joué un rôle déterminant dans l’adoption de lois protégeant les droits des LGBT+.
Dans une tentative apparente de complaire à Trump, deux géants de la Silicon Valley ont discrètement supprimé la Journée internationale des droits des femmes de leurs calendriers. Apple a pris cette décision sans communiqué ni annonce officielle, rapidement suivi par Google, qui a poussé la censure encore plus loin. Le moteur de recherche a également effacé de son calendrier le Mois de l’histoire des Noirs, celui de l’histoire des femmes, la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, ainsi que les mois du patrimoine hispanique, des fiertés et du patrimoine juif américain.
Mardi 18 février, le parlement hongrois à majorité d’extrême droite a adopté une loi qui « interdit la tenue d'un rassemblement qui violerait la législation » de 2021, selon laquelle il n'est pas possible de promouvoir auprès des mineurs « l'homosexualité et le changement de sexe ». Elle a été adopté grâce à une procédure exceptionnelle. L’opposition a perturbé le vote en allumant des fumigènes et en diffusant l'hymne russe dans l'hémicycle.Mate Hegedus, porte-parole de la Marche (prévue le 28 juin) a déclaré : « c'est une étape supplémentaire dans la fascisation de la société (…) Nous n'allons pas nous laisser intimider par le gouvernement qui cherche un bouc émissaire ».