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  • Santé publique France tire la sonnette d’alarme : les diagnostics de VIH ont augmenté de 41 % chez les 15-24 ans entre 2014 et 2023, alors qu’ils reculent chez les 25-49 ans.
    Cette hausse, qui s’accompagne d’une circulation accrue des IST bactériennes, touche particulièrement les jeunes Hommes ayant des relations Sexuelles avec des Hommes (HSH). Les 18-21 ans sont les plus vulnérables : leur recours à la PrEP (prophylaxie) est très faible (environ 8%), et ils sont nombreux à ne pas échanger sur la prévention avec un soignant. Cette fragilité est accentuée par une difficulté d’accès aux dispositifs de prévention (notamment pour les jeunes bisexuels ou en zones rurales/DROM) et concerne également une part croissante de jeunes originaires d’Afrique subsaharienne.
    Malgré près de 910 000 tests VIH réalisés par des jeunes en 2023, ces chiffres indiquent que les outils de prévention ne parviennent pas à cibler efficacement les plus jeunes.
    Santé publique France appelle à une mobilisation urgente et renouvelée : il est crucial de simplifier l’accès au dépistage, d’assurer la distribution de préservatifs gratuits et d’adapter l’information aux réalités des jeunes. 
    La lutte contre le VIH exige des actions ciblées, confidentielles et ancrées dans les territoires les plus touchés pour protéger cette génération.

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  • Face aux constats préoccupants en matière de santé mentale des personnes LGBT+, l’ENIPSE déploie son 3ème Centre de Ressources en Santé Mentale (CeSaMe) avec le soutien de l’ARS PACA. Ce dispositif vise à améliorer le bien-être et la qualité de vie. Il prend en compte l’ensemble des parcours de vie et les contextes des personnes concernées.
    Il propose :
    un accueil bienveillant et inconditionnel des personnes concernées et de leur entourage
    un accompagnement vers des parcours de bien-être psychologique adaptés
    la mise à disposition de ressources et d’outils répondant aux besoins identifiés.
    Enipse intervient également auprès des partenaires du territoire afin de soutenir les situations complexes, renforcer les pratiques professionnelles et améliorer l’accueil des personnes LGBT+, à travers des actions de sensibilisation et d’appui.

    Bruno De
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  • Alors que l’homophobie reste bien cramponnée dans les stades, sur le terrain comme dans les gradins, une proposition de loi a été déposée par deux députées de gauche. Danielle Simonnet et Sabrina Sebaihi souhaitent imposer aux clubs une obligation de sécurité de résultat pour prévenir l’homophobie. La sanction d’un club serait ainsi automatique lorsqu’un incident homophobe est constaté. Danielle Simonnet espère que le texte sera examiné dans les prochains mois et que le ministère des Sports reprendra la proposition dans son agenda législatif, ou qu’elle sera soumise à une niche parlementaire du groupe écologiste.

    Bruno De
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  • La surveillance épidémiologique 2024 en France vient d’être publiée par Santé publique France. Les résultats concluent à une stabilité des nouvelles infections au VIH, estimées à 5 100, après une hausse entre 2020 et 2023. 
    Le nombre de sérologies a atteint 8,5 millions, dont 20% sans ordonnance, avec un doublement du dépistage chez les jeunes après l’élargissement aux IST en septembre 2024. Malgré une forte couverture dans la cascade de soins (94% diagnostiqués, 96% sous traitement, 97% indétectables), l’incidence reste constante. La proportion de découvertes tardives demeure à 43%. La majorité des nouvelles infections concerne des personnes nées à l’étranger. 
    Concernant les IST bactériennes, les dépistages ont augmenté (+30%) avec 3,7 millions de tests. Les diagnostics de gonorrhée (+35%), Chlamydia (+13%) et syphilis (+12%) ont progressé, notamment chez les jeunes et les femmes. Ces données soulignent l’urgence de renforcer la prévention, notamment en zones ultramarines et Île-de-France.

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  • Parce que la santé sexuelle est l’affaire de tous, L’ENIPSE propose tous les 1er et 3e mardis du mois de 18h à 21h des consultations gratuites et sans rendez-vous au sein du CeGIDD de l’Institut Fournier (5, rue Pierre au Lard, 75004).  
    Les équipes médicales seront présentes pour effectuer des dépistages complets (VIH, hépatites et IST), faire des prescriptions de la PrEP, procéder à un traitement d’urgence contre le VIH en cas de doutes ou de prises de risques et l’ensemble des vaccinations nécessaires. Il n’y a pas plus facile pour adopter ce réflexe santé. Tout est confidentiel et anonyme. Pas d’hésitation, courez-y !

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  • La surveillance épidémiologique 2024 en France vient d’être publiée par Santé publique France. Les résultats concluent à une stabilité des nouvelles infections à VIH, estimées à 5 100, après une hausse entre 2020 et 2023. Le nombre de sérologies a atteint 8,5 millions, dont 20% sans ordonnance, avec un doublement du dépistage chez les jeunes après l'élargissement aux IST en septembre 2024.

    Malgré une forte couverture dans la cascade de soins (94% diagnostiqués, 96% sous traitement, 97% indétectables), l’incidence reste constante. La proportion de découvertes tardives demeure à 43%. La majorité des nouvelles infections concerne des personnes nées à l’étranger. 
    Concernant les IST bactériennes, les dépistages ont augmenté (+30%) avec 3,7 millions de tests. Les diagnostics de gonorrhée (+35%), Chlamydia (+13%) et syphilis (+12%) ont progressé, notamment chez les jeunes et les femmes. Ces données soulignent l’urgence de renforcer la prévention sur l'ensemble du territoire, notamment en zones ultramarines et Île-de-France, zones qui ressortent comme plus fortement impactées.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • À l'occasion de Movember, Ifop* et la marque de sextoys LELO dévoilent une étude révélant l'évolution des pratiques et des représentations autour de la sexualité anale en France. Malgré les tabous persistants, la pratique passive chez les hommes progresse. Réalisée en août 2025 auprès de 2000 Français, plus de la moitié des hommes (52%) ont déjà été pénétrés analement, un chiffre égal à celui des femmes. Pourtant, la pratique reste confrontée à des représentations virilistes : près de 37% des hommes considèrent qu’être passif dans cette pratique nuit à leur masculinité, notamment chez les religieux (51%). La peur de perdre leur image, combinée aux tabous, freine souvent le dépistage du cancer colorectal, car à peine 51% des hommes seraient disposés à consulter pour ce type de dépistage, même parmi ceux ayant expérimenté le sexe anal. La déconstruction des normes de genre, encouragée par les milieux progressistes, favorise une banalisation, où la pratique devient un marqueur de nouvelles formes d’expression identitaire et de liberté sexuelle. Toutefois, cette évolution est influencée par des facteurs sociaux, idéologiques et culturels, révélant un long chemin vers une sexualité plus égalitaire, sans honte ni pression. Et une surveillance sanitaire plus régulière et dénuée de préjugés.

    *Étude Ifop pour LELO réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 25 au 27 août 2025 auprès d’un échantillon 2 000 personnes, dont 959 hommes et 1041 femmes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • 3-MMC : alerte

    La consommation de 3-MMC est en hausse en Île-de-France, mais beaucoup d’unités contiennent désormais de la NEP, un produit beaucoup plus puissant.

    Soyez vigilants : faites analyser vos achats, testez en petites quantités, et espacez davantage vos prises. Les descentes liées à la NEP peuvent être longues et difficiles. Molécule de synthèse de la famille des cathinones, ce psychostimulant pris en excès peut être mortel.  N’hésitez pas à consulter des spécialistes ou à faire analyser un échantillon dans des centres comme le SPOT ou ATP IdF.

    Julien Claudé-Pénégry
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  • Force est constater qu’au niveau national, les autorités font peu de cas des excès du chemsex. Selon l’étude ERAS 2024, 14 % des HSH déclarent y avoir recours.
    Sans stigmatiser mais dans le but d’accompagner, nombre d’associations ont pris ce problème à bras le corps. C’est le cas d’ENIPSE qui lance la campagne nationale : « sexe sous prods, on en discute ? ». Avec ce dispositif, l’association souhaite :
    • donner des clés de compréhension aux personnes concernées et à leurs proches,
    • encourager l’entraide et l’écoute,
    • outiller les partenaires associatifs, commerciaux et institutionnels pour mieux intervenir,
    • favoriser l’accès aux dispositifs d’écoute, de soutien et de réduction des risques.
    Bien sûr, on reste toujours dans l’attention, le conseil, la confidentialité et la bienveillance. Si vous vous sentez concerné, allez sur enipse.fr.

    Bruno De
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  • Une étude américaine publie ses résultats finaux confirmant l'efficacité de la doxycycline en prophylaxie post-exposition (doxy-PEP) chez les hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes (HSH) et femmes transgenres. L’essai, multicentrique, montre une réduction de 61 % des IST bactériennes (gonorrhée, chlamydia, syphilis) chez les participants. Sur 592 sujets, ceux sous doxy-PEP ont vu leur risque d’infection diminuer significativement, sans effet secondaire grave ni augmentation notable de la résistance bactérienne.

    La tolérance à la doxycycline est bonne, et la stratégie semble prometteuse pour renforcer la prévention biomédicale face à la recrudescence des IST, notamment aux États-Unis où les taux de syphilis battent des records. Cependant, les experts insistent sur la nécessité d’études complémentaires pour étendre ces résultats, surveiller la résistance sur le long terme et garantir un accès équitable à cette prévention. En France, l’approche privilégie une décision partagée, sans recommandation systématique. 

    Julien Claudé-Pénégry
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  • La Commission européenne a autorisé la commercialisation du Yeytuo, nouveau traitement préventif contre le VIH développé par Gilead. Avec seulement deux injections annuelles, contrairement aux traitements quotidiens, ce mode d’administration pourrait révolutionner la prévention, surtout dans les pays en développement. L’EMA, après un avis favorable en juillet, souligne que cette innovation pourrait renforcer la lutte contre le VIH, qui enregistre chaque année 25 000 nouveaux cas dans l’UE.

    Les essais cliniques démontrent une réduction de plus de 99,9 % du risque de transmission. Toutefois, le coût élevé du traitement, estimé à plus de 28 000 dollars annuel, soulève des inquiétudes sur son accessibilité. Gilead a annoncé un accord pour produire des génériques à bas coût destiné à plus de cent pays en développement, en partenariat avec le Fonds mondial. Si cette avancée pourrait changer la donne, la question demeure sur la portée réelle de cette solution pour les populations vulnérables.

    Julien Claudé-Pénégry
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