
Le site Sidaction vient de révéler qu’en octobre 2024, des chercheurs de l’Institut de recherche vaccinale (VRI) ont annoncé les résultats encourageants d’un essai clinique sur un candidat vaccin anti-VIH, le « CD40.HIVRI.Env ». Selon l’agence ANRS-Maladie infectieuses émergentes, ce vaccin a montré une excellente sécurité et une réponse immunitaire robuste. Près de 40 ans après la découverte du VIH, développer un vaccin demeure crucial alors que plus d’un million de nouvelles infections sont recensées chaque année.
Bien que la prophylaxie pré-exposition (PrEP), un traitement efficace pour les personnes à risque, a été mise en place en 2016, le Pr Yves Lévy souligne qu’environ 40 % des personnes infectées ne se considèrent pas à risque et n’accèdent donc pas à la PrEP. Cela souligne l’urgence de développer un vaccin.
Les défis restent nombreux : le VIH présente des capacités de mutation exceptionnelles, rendant les anticorps induits par la vaccination rapidement inefficaces. De plus, il attaque directement le système immunitaire. Des approches variées ont été testées, mais aucune n’a atteint le seuil d’efficacité requis pour avoir un impact significatif sur l’épidémie. Comme le candidat-vaccin VRI utilise un anticorps monoclonal couplé à des molécules du VIH, ciblant les cellules dendritiques (des cellules du système immunitaire et sont impliquées dans le déclenchement des réponses immunitaires)pour induire une réponse immunitaire durable. Les résultats d’un essai de phase 1 mené sur 72 volontaires ont montré une bonne tolérance et une réponse immunitaire persistante. La prochaine étape consistera à tester ce vaccin sur une population à risque au Pérou en 2025. D'autres recherches se concentrent sur l’induction d’anticorps neutralisants à large spectre et l'immunité cellulaire, dans l’espoir de créer un vaccin efficace et commercialisable. Malgré les obstacles et la réduction des financements, la recherche sur le VIH continue d’avancer.
Face à l'augmentation préoccupante des infections sexuellement transmissibles (IST) et à un dépistage encore trop insuffisant, l’Enipse lance une nouvelle campagne de sensibilisation encourage chacun à agir pour sa santé. Intitulée « sortez la tête du sable et gagnez en sérénité ! », elle interpelle sur l'importance de sortir du déni et de prendre conscience des risques liés aux IST. L'allégorie de l'autruche, qui cache sa tête dans le sable, illustre parfaitement le message : il est temps de faire face à la réalité. Le visuel central de la campagne montre une autruche émergeant du sable, symbole d'une prise de conscience nécessaire. Le slogan engageant « en me dépistant des IST, je gagne en sérénité » met quant à lui en avant le bénéfice personnel d'un dépistage régulier : la tranquillité d'esprit. Les objectifs sont clairs : sensibiliser sur les risques des IST, souvent asymptomatiques, et encourager le dépistage précoce pour éviter des complications. A ceci s’ajoute l'orientation vers les accueils santé du réseau Enipse pour faciliter l'accès au dépistage. Cette campagne vise à toucher un large public, quel que soit le parcours.
Le député travailliste Kevin McKenna a bravement annoncé qu'il vit avec le VIH, lors d'un débat à la Chambre des communes à l'occasion de la Semaine nationale de dépistage du VIH, débutée le 10 février. Son témoignage vise à briser la stigmatisation attachée à ce virus. McKenna, élu de Sittingbourne et Sheppey, a évoqué son parcours personnel et professionnel, mentionnant que la crise du sida l'avait poussé à devenir infirmier. Il a rassuré ceux qui hésitent à se faire tester, affirmant que « vous ne transmettrez pas cette maladie lorsque vous êtes traité » et que vivre avec le VIH aujourd'hui est « banal ». Richard Angell, directeur général de la Terrence Higgins Trust, a salué cette initiative comme un pas décisif pour réduire la stigmatisation, rappelant que le VIH est gérable grâce aux traitements modernes.
Cette initiative vise à fournir aux professionnels de santé des recommandations pratiques, afin d'améliorer la prise en charge des patients et d’assurer une cohérence des pratiques sur le territoire. Ces recommandations s’adressent à un large éventail de professionnels : dermatologues, infectiologues, médecins généralistes, gynécologues, et bien d'autres, ainsi qu’aux patients à haut risque de contracter des IST. Les questions essentielles abordées concernent notamment les indications du traitement post-exposition communément appelé DoxyPep. 
Dans le cadre d'un partenariat avec Monsieur Ours 2024, SOS Homophobie souhaite recueillir le témoignage de personnes de la communauté LGBTQIA+ ayant subi des discriminations de la part d'autres personnes de la communauté LGBTQIA+. En effet, beaucoup de propos et d'actes discriminants sont reproduits dans notre belle communauté (racisme, classisme, agisme, LGBT+phobies, follophobie, sérophobie,...).
Jouer en aidant une association, c’est ce que propose SOS Homophobie avec un blind test mensuel, dont une partie des bénéfices lui sera remise. Les deux prochaines soirées auront lieu le mercredi 26 février et 19 mars.
Santé publique France, l'agence de santé sous la tutelle du ministère de la Santé et de la Prévention, a annoncé le lancement d'une étude expérimentale nommée ESCAL, visant à évaluer l'efficacité de programmes d'aide à la diminution et à l'arrêt de la consommation de cannabis. Cette initiative répond à un besoin croissant d'accompagnement pour les consommateurs souhaitant modifier leurs habitudes. L'étude est destinée aux adultes majeurs qui consomment du cannabis et qui désirent diminuer ou cesser leur consommation.
Le Spot Beaumarchais donne la parole à toutes les sexualités le 2
L'association AIDES a récemment révélé avoir été victime d'une attaque informatique ciblant un serveur sécurisé de partage de fichiers. Cette intrusion, survenue courant janvier, a été précédée par des dysfonctionnements de messagerie, signalés par l'organisation. 
Depuis plusieurs semaines, la disponibilité de la PrEP en pharmacie est compromise. L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a confirmé que cette situation est due à un problème d’approvisionnement en matières premières. 
Pour ceux.celles qui ne sont pas encore vacciné ou n'ont pas fait leur rappel, Enipse, le Cegidd et le Girofard organisent une campagne de vaccination. Les rendez-vous se font via le QR code, rendez-vous le jeudi 6 février 14h-17h et jeudi 13 mars 14h-17h.