
Le Tournoi International de Paris arrive à Grands pas : du 17 au 19 mai, le Tip fête ses 20 ans avec pas moins de 27 sports représentés. La Fédération Sportive LGBT+, organisatrice, qui représente plus de 50 associations sportives, compte bien marquer le coup en cette année de JO parisiens.
Précision importante : le TIP est ouvert à tout le monde, et cela s'applique quels que soient : l'identité et l'expression de genre, l'orientation sexuelle ou amoureuse, la nationalité, l'origine ethnique, l'origine sociale, l'âge, les caractéristiques physiques, l'état de santé, les croyances, vraies ou supposés, des personnes.
Infos & inscriptions : www.paris-tournament.com.

Le G de Gay devient les G de Global, Genderfree, Généreux, Gender fluid, Goudou (sic) etc. Les organisateurs ont souhaité ainsi donner un esprit inclusif à ce tournoi sportif qui comprend depuis bien longtemps tous les genres. Cette année, Marseille accueillera 9 sports dans plusieurs sites du 29 mars au 1er avril, sans oublier la soirée Let’s drag the show au Flow le 31 mars (35 cours d’Estienne d’Orves).
« Nous ne sommes pas de petites violettes qui aiment le cul » :
Ce sont des mots insupportables qui ont indigné le monde entier. Le combattant de MMA Sean Strickland a répandu d’une gerbe nauséabonde lgbtphobe et plus précisément transphobe d’une rare violence. Lors des questions des journalistes, un d’entre eux explique que le combat contre Du Plessis se déroule à Toronto, une ville qui soutient les gays et les lesbiennes. Strickland prend à partie le monsieur et part en vrille en expliquant qu’« être trans il y a dix ans était une maladie mentale et maintenant tout à coup, vous vous êtes incrustés dans notre monde. Vous êtes une infection. Vous êtes la définition de la fragilité. Tout ce qui ne va pas avec ce monde, c’est à cause de vous ». Il précise qu’il n’y a que deux genres un point c’est tout, avant d’envoyer se faire voir dans un flot d’injures l’intervieweur, allié de la communauté LGBT. Le compte PAINT a épinglé la séquence qui a été relayée sur les réseaux sociaux. Qui est le plus faible dans cette histoire ? A n'en pas douter, ce monsieur qui par son manque d’ouverture va passer à côté de belles choses et laisse encore une trace indélébile dans le monde du sport avec une mentalité au ras des pâquerettes. Il va falloir encore lutter pour que dans ce monde d’ultra durs du MMA, les esprits s’ouvrent à la diversité. Gardons espoir, un tel exemple doit nous donner la force d’être toujours plus forts que nos agresseurs.
« Aujourd’hui, il ne s’agit pas de faire la promotion de l’homosexualité, ce n’est pas notre boulot. Par contre, lutter contre l’homophobie, ça l’est », déclarait le Arnaud Rouger, le directeur général de la Ligue professionnelle de Football. Ces propos tenus devant la commission d’enquête sur les « défaillances de fonctionnement au sein des fédérations françaises de sport » avaient hérissé le poil des Collectif Rouge et l’association Stop Homophobie qui avait porté plainte devant le Parquet de Paris en qualifiant ces paroles d’injure publique à caractère homophobe. En fait, l’affaire aurait été classée le 18 janvier tout simplement sous prétexte que M. Rouger bénéficiait d’une « immunité » au motif que les propos ont été tenus devant une commission d’enquête parlementaire et sont donc protégés par la loi de 1881 sur la liberté de la presse. Hallucinant de complaisance.
Le FC Paris Arc-en-ciel, premier club de football LGBT français soutient sans faille « celles et ceux qui parlent et brisent l'omerta face aux violences et dénoncer l'absence ou la lenteur des réactions des dirigeants pour les protéger et pour mettre fin à un "continuum long [selon la Ligue de Paris Ile-de-France - FFF] de violences sexistes et sexuelles ". C’est avec ces mots publié dans un communiqué officiel diffusé le 3 janvier que le club de sport s’insurge face à l’impunité des agresseurs qui perdure dans le monde sportif. Bien plus qu’un coup de gueule à la volée, cette réaction cosignée avec plus de 30 associations et personnalités à pour objectif de faire bouger les lignes une fois pour toute. A la veille d’un match contre le club la Salésienne, le FC Paris Arc-en-ciel explique que ces membres ne peuvent rester silencieuses et silencieux face aux révélations de violences sexistes sexuelles au sein de la section football de ce club du XVIlème arrondissement qui compte près de 4 000 adhérentes et adhérents.
Savez-vous ce qu’est une Pride House – Maison des Fiertés ? Ce sont lors d’évènements sportifs majeurs des lieux visibles, sûrs et chaleureux où supporters, athlètes et alliés LGBTI+ peuvent se retrouver. Autour de valeurs communes, ces lieux ont pour objectif de favoriser les rencontres, valoriser l’inclusivité, sensibiliser les publics tout en désinvisibilisant les personnes LGBTQI+ et enfin un axe pédagogique en formant à des recommandations pour plus d’inclusion par ou pour le sport. Pendant les Jeux Olympiques de Paris 2024, la capitale ne comptera pas une mais trois sortes de Pride Houses. Une centrale qui prendra place au Rosa Bonheur sur Seine sur le port des Invalides dans les 7e arrondissement avec une programmation festive et culturelle. Des Houses Prides dites Pop Up qui viendront au contact des spectateurs sur les différents sites des compétitions. Et la Pride House Digital, l’outil numérique accessible via le site internet partout tout le temps qui regroupera toute l’information utile aux visiteurs LGBTI+ et alliés. Infos :
Une communication pour une épreuve de cyclisme en Flandre a fait pschitt par son degré d’inélégance à l’attention des LGBT. On y voit Wout Van Aert passer la ligne d’arrivée sur un vélo sans selle et en arrière plan on voit dans le public un drapeau LGBT. Bien que le dessin fasse référence à la victoire du coureur belge de 29 ans le week-end précédent au cyclo-cross dans lequel il a concouru en Espagne, et où il avait effectivement perdu sa selle lors du dernier tour. Au-delà de la caricature, c’est le commentaire qui l’accompagne « la communauté LGBTQ est très enthousiaste » qui a fait sortir de ces gonds la communauté belge. Les plaintes n’ont pas tardé à s’accumuler et les organisateurs de la compétition ont été contraints de la supprimer au regard des retours négatifs et de s’excuser.